- Témoignage d'un prisonnier de guerre en 1870 (suite 6)

Publié le par bauds

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La nouvelle gare de Magdeburg en construction en 1870




11 septembre 1870

"...Il était une heure du matin: Aussitôt notre arrivée, après nous avoir fait placer sur les rangs, on nous a conduits dans un vaste camp dressé pour nous loger. Les premières compagnies seulement eurent de la paille et une couverture par homme; à nous on nous a donné à chacun une couverture, c'était assez pour nous contenter, et nous avons passé une bonne nuit...."




11 septembre 1870 (suite)

"...Le lendemain les soldats prussiens chargés de nous...

illisible...nous éveillèrent, puis nous donnèrent dans chaque ...illisible.., trois gamelles...illisible... et un...illisible...pour...illisible....nourriture à la cuisine, qui se trouvait au bout de la compagnie, puis ils nous donnèrent à chacun une cuiller, que nous devions comme les gamelles rendre après avoir mangé, pour servir à une autre compagnie...."

 

 




Image de Magdebourg au milieu du 19e siècle.




12 septembre 1870 et suivants (Magdeburg, camp de prisonniers)

"...Il en fût ainsi pendant quelques jours, puis ils nous donnèrent à chacun un plat en terre et une cuiller que nous devions conserver. La nourriture du matin, dont je parlais tout à l'heure, consistait en un peu de farine délayée dans l'eau, et un peu de beurre; mais ce beurre passait le plus souvent auprès des marmites, de sorte que cette colle, comme nous l'apellions, n'était pas quelque chose de bon. A midi on nous donnait une petite portion de viande, puis le rata aux pommes de terre avec du riz, des haricots ou de l'orge. Pour de la soupe, ce n'est pas comme en prusse. ..."

 



La gare de Magdeburg avant 1870

 



12 septembre 1870 et suivants (suite 1) (Magdeburg, camp de prisonniers)

"...Ce brusque changement de nourriture, auprès de celle de la France, et la fatigue devaient occasionner bien des maladies; tout le monde avait la dyssentrie, beaucoup faisaient le sang, aussi la mort produisait ses ravages parmi nous. Nous étions divisés en compagnies de trois cents hommes, et les compagnies en escouades, de chacune trente hommes, chaque escouade comprenant deux tentes, nous étions quinze par tente. Nous étions soumis à une discipline très sévère, et il nous fallait répondre aux appels, qui avaient souvent lieu deux fois par jour. Nous ne pouvions pas dépasser les limites de notre camp...."

 



Vue ancienne de Magdeburg

 



12 septembre 1870 et suivants (suite 2) (Magdeburg, camp de prisonniers)

"...Il en fût ainsi pendant quelque temps, puis on nous conduisit au travail tous les jours depuis une heure après midi, jusqu'au soir. Nous étions occupés aux fortifications, à servir les maçons, pour y aller on nous faisait traverser la ville, nous avons remarqué qu'elle était jolie, et qu'elle renfermait d'aussi beaux magasins que ceux de France. Pendant quelques temps nous avons touché trois sous par jour pour notre travail, mais l'habitude de payer s'est passée, de sorte qu'on travaillait pour le roi de Prusse...."

 



Vue ancienne de Magdeburg: l'Hotel de Ville.

 



Fin septembre 1870 (Magdeburg, camp de prisonniers)

"...- A la fin de septembre, ils augmentèrent la nourriture, elle consistait en une distribution de café le matin, la colle à midi et le rata au soir, puis un pain noir pour deux jours; c'est-à-dire on nous donnait quatre pains pour neuf jours, sans cette neuvaine, la nourriture était à peu près suffisante. ..."

 



Vue ancienne de Magdeburg - Le pont royal




A suivre au prochain article...
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