Histoire - 1919 - (suite 7 )

Publié le par bauds

36 - Histoire - 1919 -

Mécanisation agricole
Le coût des matériels, le prix de l'essence, la peur d'emprunter, l'ignorance et la routine aussi, conduisent la majorité des paysans à s'en tenir aux méthodes traditionnelles - trois millions d'hectares sont mis en jachère chaque année - sans recours aux moyens modernes de régénération des sols. Les mieux lotis s'accomodent tout de même d'un certain nombre d'innovations. Des brabants plus perfectionnés remplacent l'araire; fâneurs, semoirs, faucheurs et autres râteaux à cheval se multiplient et là où la superficie le permet, on voit apparaître moissonneuses-lieuses et tracteurs. Lentement, le progrès pointe à l'horizon des campagnes. La motoculture fait son chemin dans les mentalités. Et si la traction animale reste le moteur essentiel du monde agricole, la machine entre discrètement, mais pour de bon, dans le paysage rural.
source: les années mémoire - Larousse


37 - Histoire - 1919 -

  Droit de vote
Les Anglaises ayant obtenu, en 1918, le droit de vote et de siéger au Parlement pour les femmes de plus de trente ans, les Françaises, se sentant justement frustrées, revendiquent à leur tour. Aidées par des hommes de bonne volonté, elles font campagne et affichent clairement leurs revendications. Femmes du monde ou filles du peuple agissent à leur manière et selon leurs moyens, celles-ci en participant à des réunions de plein-air, celles-là en "promenant" leurs revendications dans des automobiles de luxe.Les Françaises manquèrent-elles de la détermination farouche des Anglaises? Toujours est-il que leur combat ne trouvera d'issue positive que vingt-cinq ans plus tard.
source: les années mémoire - Larousse


38 - Histoire - 1919 -

La vie chère
Toutes les conditions étaient réunies en France pour qu'à l'ivresse du 11 novembre 1918 succédât, dans le pays à bout de souffle, une crise économique grave. Dès le mois de novembre 1918, les Alliés, et en particulier les Etats-Unis, acheminent vers la France et l'Europe des biens de première nécessité, surtout de la nourriture. Dans les régions libérées, le ravitaillement des populations s'effectue dans de mauvaises conditions. La main d'oeuvre et les moyens matériels font défaut. Ainsi, à Dunkerke, il n'y a que six-cents dockers au lieu de six-mille en temps normal, et les prisonniers requis sont, soit incompétents, soit de mauvaise volonté; il n'y a plus de treuils ni d'appareils de levage pour aider au déchargement des navires qui doivent alors attendre au large. Dans les régions ravagées par la guerre, les problèmes ne se limitent pas aux seules difficultés de déchargement; acheminer les denrées et les produits est une entreprise tout aussi difficile: Les voies ferrées sont détruites dans leur quasi-totalité, les canaux et les routes inutilisables. Les camions manquent - rien que pour le Nord, la région Ardennes-Champagne, l'Alsace et la Lorraine, il en faudrait environ 15000 - le téléphone et le télégraphe ne fonctionnent plus. Devant le désordre qui s'installe, menaçant d'annihiler l'effet bénéfique de l'aide américaine, les Alliés, en accord avec le chef du gouvernement français, Georges Clémenceau, décident de constituer une unité de direction. A sa tête, un futur président des Etats-Unis: il se nomme Herbert Hoover.
source: les années mémoire - Larousse


39 - Histoire - 1919 -

 Tracteur
Filtz-Givolas a opté pour la conduite "avant"
source: les années mémoire Larousse


40 - Histoire - 1919 -

Apollinaire
Une balle l'avait blessé en 1916. La grippe espagnole allait, deux jours avant l'armistice, avoir raison de sa jeunesse. Laissons Guillaume Apollinaire, mieux que personne, nous dire l'Adieu.
"J'ai cueilli ce brin de bruyère
L'automne est morte souviens-t-en
Nous ne verrons plus sur terre
Odeur du temps brin de bruyère
Et souvient-toi que je t'attends."
source: les années mémoire - Larousse



Publié dans HISTOIRE

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