Histoire - 1922

Publié le par bauds

 

Congrès de "vol sans moteur" d'août 1922

 

Les essais véritables commencent le lundi 7 : Boussoutrot tient l'air pendant 37 secondes et parcourt 800 mètres. Le lendemain, l'Américain Allen vole pendant 55 secondes. Le 10, il récidive : 80 secondes. Boussoutrot, le même jour, reprend la première place avec deux vols de 83 et 87 secondes, couvrant successivement 1500 et 2000 mètres. Le 11, sous les yeux incrédules des spectateurs, il reste suspendu entre ciel et terre pendant 2 mn 31s.

 

Au fil des jours, les durées de vol augmentent : Barbot pour son premier vol du concours bat Boussoutrot de 22 secondes. La raison de son succès : l'aile souple de son Dewoitine qui compense l'effet des remous. Boussoutrot reprendra la palme la veille de la clôture du "congrès" avec 5 mn 18 s.

 

L'aventure silencieuse n'est pas sans risques : ne pouvant éviter la chute de son appareil, le pilote Fétu meurt des suites de ses blessures. Le plus souvent, heureusement, on ne fait que casser du bois et déchirer de la toile. Coupet tirera la philosophie amère de l'épreuve : "40 secondes de vol, 2 heures de réparation". Et encore, il ne savait pas qu'au même moment, en Allemagne, un étudiant, Hentzen, se posait après avoir volé sans moteur pendant 2 h 1 mn.

 

source : les années mémoire - Larousse

 

Ancien chasseur et pilote de réception de Potez, Douchy sur son biplan de la marque.

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L'étonnant triplan de M. Gilbert de Sardier, ancien pilote de classe lui aussi.

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Plus de peur que de mal pour Barbot dont l'appareil a capoté au décollage.

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