Histoire

Publié le par bauds

14 novembre 1870

Voici ce qu'écrivait ce jour-là l'avocat Henri Dabot (1831-1907)

"Grimpette sur le haut des fortifications pour voir le bois de Boulogne. Les arbres, du côté de la porte Maillot et de la porte de Passy, sont sciés à un mètre du sol et taillés en pointe, afin de faire obstacle à la cavalerie ennemie. Quel spectacle lamentable ! non, morbleu, fortifiant au contraire ! J'éprouve un certain plaisir à voir disparaître notre luxe, nos jouissances, parce que le sacrifice seul peut conserver l'honneur du pays."

source : Griffonnages quotidiens d'un bourgeois du quartier latin (1869-1871) - Mercure de France

 

Vue des fortifications et du bois de Boulogne au niveau du boulevard Lannes au début du siège de 1870. Au premier plan, les bastions. A droite, le glacis sur lequel tous les arbres ont été sectionnés pour dégager le tir et le regard

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Vue actuelle des lieux

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T


Çà change c'est plus gai !



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B


En effet, à l'époque l'ambiance n'était pas à la rigolade. Et des courts de tennis, c'est plus sympa que des bastions militaires.