- Témoignage d'un prisonnier de guerre en 1870 (suite 7)

Publié le par bauds


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Fin septembre 1870 (suite) (Magdeburg, camp de prisonniers)

"...Vers cette époque, je fus malade à mon tour, mais pas sérieusement, la fatigue en devait être la seule cause. Je suis allé à la visite pendant une quinzaine de jours, (car il y avait au camp une infirmerie, et chaque jour il venait un docteur passer la visite) au bout de ce temps, je me suis rétabli assez bien, et jusqu'au moment où j'écris, je n'ai pas eu trop à me plaindre du côté de la santé...."




Fin octobre 1870 (Magdeburg)

"...- Vers la fin d'Octobre, il nous fallût quitter le camp, nous sommes venus dans une baraque; un magasin d'artillerie, nous étions assez bien logés, nous avions chacun une paillasse et une couverture. C'est là qu'ils commencèrent à nous retirer un repas, de sorte que nous n'avions plus que deux fois à manger par jour,..."






Encore une vue de Magdebourg

 





Fin octobre 1870 (suite) (Magdeburg)

"...le matin, un jour le café, et un jour la colle, le soir le rata, et un pain de quatre livres et fermier pour quatre jours; on faisait aussi quelquefois une distribution, soit de lard, de beurre; ou des harengs, mais le plus souvent des harengs. Voilà notre ordinaire, heureusement, les jours étaient courts, sans quoi on aurait eu beaucoup plus à souffrir de la faim...."

 





novembre 1870 (Magdeburg)

"...- Nous ne devions pas rester longtemps à cet endroit, à peine les préparatifs pour nous chauffer au moyen d'une machine à vapeur étaient-ils terminés qu'on nous fit déloger; car cet endroit a servi à faire un hôpital. Nous sommes allés dans une autre baraque que devait nous faire regretter celle-ci; elle était construite dans les fortifications de la ville...."

 




novembre 1870 (suite 1) (Magdeburg)

"...Figurez-vous un fossé muré de chaque côté d'une largeur double de celle de l'écluse, le fond planché, De chaque côté s'élève un petit mur en briques, ce mur prend pied à la hauteur du sol, sur celui qui sert à maintenir la terre de chaque côté; D'un côté ce mur est élevé d'un mètre cinquante au-dessus du sol, de l'autre côté, de soixante centimètres seulement, ce qui forme la pente du toit, qui est fait en planches recouvertes de carton goudronné. Du côté le moins élevé sont les fenêtres faites de deux carreaux de hauteur, et deux de largeur; elles sont au niveau de la terre en dehors, et élevées de nous de trois mètres à peu près; une véritable prison...."

 





Précision

J'ai choisi ces images de fiers soldats aux tenues éclatantes pour leur contraste saisissant avec la misère de ces pauves gamins décrite dans la lettre de mon ancêtre (extrait ci-joint). Il n'y a pratiquement aucune création personnelle dans mon blog, à part quelques rares dessins ou photos. Je me contente de rassembler des éléments qui me paraissent intéressants.

A la demande de l'auteur, j'ai ajouté un lien vers le site internet "La guerre de 1870 en images"

Voici ce lien:link

 



novembre 1870 (suite 2) (Magdeburg)

"... Jugez comme cette demeure était malsaine, car le fonds était toujours frais; mais quand vint la gelée, ce fut bien pis encore, car l'hiver est beaucoup plus rigoureux que chez nous. La nuit, il se formait au toit, une épaisseur de glace de plusieurs centimètres; cette glace se fondait en grande partie dans la journée, et l'eau tombait continuellement sur nos paillasses, qui étaient réduites à l'état de fumier, et il fallait coucher là-dessus...."





Une vue récente de Magdebourg

 




décembre à mars1870 (Magdeburg)

"...Vers le quinze décembre, ils commencèrent à monter une machine pour nous chauffer au moyen de la vapeur, mais cette opération était si lente que nous n'avions pas l'espoir d'en connaître l'effet cet hiver; en attendant, vers le premier janvier, ils donnèrent deux poêles dans chaque chambre, mais qu'est-ce que c'était pour une chambre de soixante mètres de long, par un froid de moins vingt-cinq degrés, et surtout que le charbon nous manquait la moitié du temps..."



L'Elbe en hiver à Dresde




A suivre au prochain article... http://bauds.over-blog.com/article-33171517.html

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