la Commune
Un exemple de la révolution sociale de la Commune : L'interdiction du travail de nuit pour les ouvriers boulangers.
autre sujet de la guerre de 1870 : >>> histoire - guerre de 1870
Un exemple de la révolution sociale de la Commune : L'interdiction du travail de nuit pour les ouvriers boulangers.
autre sujet de la guerre de 1870 : >>> histoire - guerre de 1870
Les prussiens à Gravelotte d'après Carl Rötling
cliquer pour lire la lettre d'un combattant de la guerre franco-prussienne en octobre 1870
autre article sur Gravelotte : >>> - Témoignage d'un prisonnier de guerre en 1870 (suite 3)
Le cimetière de Saint-Privas (bataille de Gravelotte) par Alphonse de Neuville.
cliquer pour lire un témoignage sur la guerre franco-prussienne en octobre 1870 : link
autre témoignage : >>> - Témoignage d'un prisonnier de guerre en 1870 (suite 3)
Statue de Ratapoil créé par Daumier.
cliquer pour en savoir plus sur Daumier : >>> link
autre page sur la guerre de 1870 : >>> Mouchoir d'instruction militaire (suite 9)
14 novembre 1870
Voici ce qu'écrivait ce jour-là l'avocat Henri Dabot (1831-1907)
"Grimpette sur le haut des fortifications pour voir le bois de Boulogne. Les arbres, du côté de la porte Maillot et de la porte de Passy, sont sciés à un mètre du sol et taillés en pointe, afin de faire obstacle à la cavalerie ennemie. Quel spectacle lamentable ! non, morbleu, fortifiant au contraire ! J'éprouve un certain plaisir à voir disparaître notre luxe, nos jouissances, parce que le sacrifice seul peut conserver l'honneur du pays."
source : Griffonnages quotidiens d'un bourgeois du quartier latin (1869-1871) - Mercure de France
Vue des fortifications et du bois de Boulogne au niveau du boulevard Lannes au début du siège de 1870. Au premier plan, les bastions. A droite, le glacis sur lequel tous les arbres ont été sectionnés pour dégager le tir et le regard
Vue actuelle des lieux
Le carnage de Passavant
Une semaine avant la défaite de Sedan décrite par mon arrière grand père dans sa lettre - Témoignage d'un prisonnier de guerre en 1870 , à 75 km plus au sud, se déroulaient d'autres évènements dramatiques qui ont fait l'objet d'un article publié dans le journal l'Union du 5 décembre 2010, reproduit ci-dessous :
Le 4e bataillon des mobiles de la Marne, qui stationnait à Vitry-le-François, était composé d'hommes âgés de 20 à 40 ans. Ces soldats étaient mobilisés par décret officiel pour étoffer la Garde nationale.
Leur armement et leur instruction militaire étaient malheureusement plus que rudimentaires. Leur uniforme, parfois une simple cocarde, les faisait passer pour des francs-tireurs aux yeux des Prussiens. Ces éléments causèrent leur perte.
Le récit du chef de bataillon qui rend compte au ministre de la Guerre permet ainsi de reconstituer le drame.
A l'approche des Prussiens bientôt aux portes de la ville, les officiers décident de rejoindre le camp de Châlons en passant par l'Argonne, seul itinéraire connu encore libre.
La formation se met en route dans la nuit du 25 août depuis Vitry à 1 heure du matin. En tout, on dénombre 1 500 hommes, avec chacun un fusil et 12 cartouches.
Par Saint-Quentin-les-Marais et Bassu, la troupe arrive à Vanault. Au loin, des nuages de poussière signalent l'avancée des cavaliers prussiens. Les Français déploient une centaine de tireurs qui ouvrent le feu. Les cavaliers ennemis, peu touchés, se replient.
Le chef de bataillon regroupe alors ses hommes par une marche rapide au lieu dit la Ferme de La Basse, un site plus facile à défendre. Malheureusement, les hommes sont peu entrainés. Déjà, les Prussiens mettent en batterie quatre pièces d'artillerie. Pendant l'assaut, les tirs français restent inefficaces.
Obligés de se rendre, les prisonniers sont alors battus à coups de plat de sabre, roulés par terre, insultés et conduits à proximité de Sivry-sur-Ante, à un kilomètre de La Basse.
Là, ils subissent, en allemand, une diatribe déclamée par un officier prussien, parlant de les fusiller car pris pour des francs-tireurs.
Le chef du bataillon parvient à le détromper et les voilà conduits sur Sivry où ils retrouvent quelques uns des fuyards de l'assaut précédent, attachés à la selle des cavaliers ou parfois à la queue de leur cheval. Les blessés sont alors chargés sur des charrettes et tout le convoi, encadré sous escorte, gagne Passavant.
Un coup de feu éclate
A la sortie du village, le drame se déclenche. Un coup de feu, dont l'origine n'a pas été déterminée, éclate. Un cavalier de l'escorte roule sur le côté droit de la route. Les escorteurs prussiens se déchaînent alors sur les prisonniers, les insultent, arrachent les décorations des officiers, injurient, frappent et assassinent à coups de crosse « ivres de rage et de vin ».
Lorsque le massacre cesse, 49 victimes sont tombées. L'odyssée des prisonniers ne fait que commencer. Sous les coups des escortes sauvages, ils sont emmenés à Triaucourt, Rembercourt-aux-Pots, Saint-Mihiel.
Partout, la population tente de leur donner de la nourriture, souvent sans résultat. A Saint- Mihiel, dans la cour du collège, ils sont dehors alors que les classes sont vides.
A Pont-à-Mousson, ils sont enfermés dans une église. Enfin à Remilly, c'est le départ en wagons à bestiaux, pour Mayence, Berlin et enfin Glogau, terme de la marche en Silésie, le 1er septembre.
Les rigueurs de la vie en baraques au camp, les maladies tueront 692 français dont 49 mobiles.
Les valides ne reverront Vitry que le 19 avril, à 22 heures. La captivité aura duré plus de sept mois.
Le monument, bien connu des habitants locaux, est honoré avec ferveur tous les ans.

La fureur de l'occupant en 1914 y a vu une profanation du mobile statufié, ultime manifestation de cruauté injustifiée, rappel douloureux du comportement ennemi de l'époque.
La cérémonie emmène à la suite tous les participants au cimetière sur la tombe commune des victimes, pour un grand moment de recueillement fraternel.
Dans un article précédent - Témoignage d'un prisonnier de guerre en 1870 j'ai publié la lettre de mon ancêtre capturé à la bataille de Sedan.
Entrée des Allemands à Orléans, 1870. Tableau de Ludwig Braun
Voici un récit tout aussi émouvant à partir d'une lettre d'un autre combattant, trois mois plus tard à la bataille d'Orléans :
(extrait de la revue Histoire-Généalogie magazine - web)
clic >>>>>link
Article de Philippe de Monjouvent paru dans GENEALOGIE MAGAZINE n° 287
Une partie du contenu de cet article est reproduite in extenso ci-dessous:
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7ème et dernière partie: