Histoire - 1923
Chasse

La Chasse, toile abstraite (musée d'art moderne), du peintre Monteiro figure majeure du modernisme brésilien et très présent dans les salons de Paris en 1923.
source : les années mémoire - Larousse
Chasse

La Chasse, toile abstraite (musée d'art moderne), du peintre Monteiro figure majeure du modernisme brésilien et très présent dans les salons de Paris en 1923.
source : les années mémoire - Larousse
Chat perché

Haute figure du Montparnasse artistique, Fujita Tsughuaru s'est déjaponisé pour être le très parisien peintre connu sous le nom de Foujita.
Sa vie s'est en même temps que ses yeux, débridée, et si la délicatesse, l'élégance, le raffinement de sa peinture rappelle encore ses origines extrême-orientales, ses facéties quotidiennes évoquent davantage le "Titi" de "Paname". Le voici présenté par lui-même, assis à la japonaise. Oh, l'heureux chat perché sur ses épaules !
source : les années mémoire - Larousse
Cliquer pour voir la chapelle Foujita à Reims : >>> Patrimoine
Peintre modèle
Marie-Clémentine, dit Maria, puis Suzanne Valadon, débute dans la peinture comme modèle. De la pose, elle passe au dessin et Degas apprécie son coup de crayon "souple et méchant". Puis elle se lance résolument dans la peinture.
Instinctive et autodidacte, elle se fait très vite remarquer par son "trait ferme et appuyé, la densité des couleurs cernées de noir", qui caractérisent son réalisme.
Elle enfante un fils : Utrillo et de nombreuses oeuvres, dont La chambre bleue, ci-dessous (propriété du Musée National d'Art Moderne).

source : les années mémoire - Larousse
Vue de Montmartre peinte par Utrillo.
Vue du même endroit aujourd'hui.

Les petits lits blancs
Organisé par l'Intransigeant et placé sous le haut patronnage du président de la République, le "bal des petits lits blancs", oeuvre reconnue d'utilité publique - danse rime avec bienfaisance -, obtient le 25 janvier 1934 son succès annuel, au Théâtre des Champs Elysées.
source : les années mémoire - Larousse
La facade art déco du théâtre des Champs Elysées conçue par l'architecte A. Perret.
La coupole suspendue (faite d’un disque et d’un anneau). Ce disque translucide est un luminaire de 15m de diamètre, composé d’une grille en fer forgé,
Ba-ta-clan

Une affiche signée José Zamora en 1923 pour le Ba-ta-clan, café-concert spécialisé dans la revue à grand spectacle, et sis au 50, boulevard Voltaire.
source : les années mémoire - Larousse
Le Bataclan aujourd'hui (il a perdu sa pagode)
Et vers 1910

Triomphe de la médecine
Pour Louis Jouvet, en 1923, installé désormais à la Comédie des Champs Elysées, les débuts sont matériellement difficiles.
Aussi l'immense succès qu'il obtient avec Knock ou le triomphe de la médecine, de Jules Romains, est-il le bienvenu, aussi bien que la consécration officielle d'un géant de la scène.

"The Duke"

Les amateurs de jazz commencent à beaucoup parler d'un jeune homme de 24 ans, Edward Kennedy, qui joue du piano et compose prolifiquement sous le nom de Duke Ellington. Il réalise, cette année 1923, à New York, ses premiers enregistrements et commence à réunir les compagnons de l'orchestre qui s'appellera bientôt les Wahingtonians.
source : les années mémoir - Larousse
Cliquer pour écouter le grand Duke : >>> link
Quand les grands jouent au ballon.
Les concurrents du douzième grand prix de l'Aéro-Club prennent le départ le 13 mai 1923 au jardin des Tuileries. C'est l'occasion d'une pittoresque reconstitution : celle de la première ascension en aérostat à gaz, le 1er décembre 1783, par le physicien Jacques Charles (dont on célèbre cette année le centième anniversaire de la mort) et son assistant Nicolas Robert. Dans une nacelle qui copie celle de Charles, le compte de la Vaulx et M. Gasnier de Fresnes prennent place en costume de l'époque. Ils ont par ailleurs organisé une exposition, inaugurée le 11 mai, dans les salons de l'Aéro-Club. Une plaque commémorant l'ascension de Charles et Robert est apposée aux Tuileries.
Le départ de l'épreuve est contrarié par une pluie persistante et par une violente bourrasque qui détruit au sol cinq ballons.Ceux qui réussissent à s'envoler sont poussés vers l'Est par un vent violent; alourdis par la pluie et traversant de forts grains mêlés de neige, ils ne pourront tenir l'air bien longtemps. Ils atterrissent, pour la plupart, dans la Seine-et-Marne ou dans la Marne dès le lendemain. Le prix revient à Moineau qui, pilotant "Vieilles Tiges", s'est posé à Grimancourt, près de Commercy, dans la Meuse, à 230 kilomètres de Paris.
Paulhan et Moineau, le futur vainqueur, sur le "vieilles tiges"
Un aéronaute agite son mouchoir après un départ difficile.
source : les années mémoire - Larousse.
La plaque à l'entrée du jardin des Tuileries.
Les concurrents ont des discussions animées pendant les opérations de gonflement des ballons à l'hydrogène.
Marteau-piqueur
Rappelons, pour l'orgueil national, que le marteau piqueur est une invention française datant de 1861 : on le doit à notre compatriote, Germain Sommelier, qui l'utilisa pour la première fois lors du percement du tunnel du Mont-Cenis.

Le plus étonnant, c'est que le spectacle, quel que soit l'endroit où il se donne, retient l'attention du public, surtout lorsqu'il met en scène une perforeuse électrique du dernier cri.

Quant aux ouvriers, pelle et marteau-piqueur en mains, on ne sait ce qu'ils doivent penser de ces supporters en canotier et aux mains bien soignées.
source : les années mémoire - Larousse
La machine pneumatique utilisée pour creuser le tunnel du Mont Cenis

Le pavage parisien au fil des siècles
Un camion déverse des pavés neufs. Si les moyens en 1923 sont modernes, l'idée, elle, est ancienne : Le premier pavage des rues de Paris remonte en effet à Philippe-Auguste. Le monarque, un jour de l'année 1185, n'avait-il pas été obligé de se retirer d'une des fenêtres de son palais, alors dans la Cité, tant était nauséabonde l'odeur de la boue soulevée par les charrois.
Philippe-Auguste donna immédiatement l'ordre que les rues fussent, à l'avenir, pavées.
Voeu pieu! Ce pavage, qui était à la charge du prévot des marchands, resta circonscrit à la "croisée de Paris" formée par les rues Saint-Jacques et Saint-Martin, Saint-Antoine et Saint-Honoré.
Mais dans ce secteur, le revêtement de la chaussée était à toute épreuve : des dalles de grès formaient un carré d'environ 1,15 m de côté sur 15 à 18 centimètres d'épaisseur. Le pavage, dans la capitale, ne fut réalisé que très progressivement et les Parisiens à l'époque durent être très reconnaissants à Louis XIII qui, à partir de 1638, prit à sa charge les frais de cette nécessaire amélioration ; vint ensuite l'époque du macadam puis de l'asphalte,et du pavé de bois sous l'impulsion du baron Hausmann.
Les engins utilisés, appelés marteaux brise-béton ou encore marteaux-piqueurs eurent à briser la couche de mortier qui se trouve sous les pavés de la chaussée.
source : les années mémoire - Larousse